Six salles de sport parisiennes où l’entraînement devient une vie de club
Piscine dans le 16e, ancien parking reconverti dans le 8e, rez-de-chaussée dédié aux soirées : à Paris, l’entraînement se prolonge désormais en vie de club.
En bref
- Vogue a recensé le 8 octobre 2026 plusieurs salles parisiennes conçues comme des lieux de vie.
- Ken Club, Rune, Front de Seine Auteuil, Semper, Meo et Sigma Club figurent dans ce tour d’horizon.
- Hyrox et Pilates Reformer reviennent dans la plupart des programmes.
- Chez Semper, le Pilates Reformer reste accessible sans abonnement.
Pour s’entraîner à Paris tout en profitant d’un vrai lieu de sociabilité, six adresses se distinguent : Ken Club et Front de Seine Auteuil dans le 16e, Semper dans le 8e, mais aussi Rune, Meo et Sigma Club. Toutes ajoutent au plateau de musculation des espaces pour récupérer, manger, travailler ou se retrouver. Selon un tour d’horizon publié par Vogue, ces clubs veulent qu’on y vienne autant pour la compagnie que pour la séance.
« Le sport est devenu un vecteur de rencontres extrêmement puissant. »
Victorien Tourret, fondateur du club Meo
Ken Club et Sigma Club, l’ambiance du club privé
Le Ken Club n’a rien d’un nouveau venu. Fondé en 1985 par les parents d’Arthur Benzaquen, qui en a repris les rênes, il occupe l’immeuble Passy Kennedy, œuvre de l’architecte André Remondet, aux 100-102 avenue du Président-Kennedy. On y nage dans une piscine de 20 mètres, on se pose dans un jardin solarium de 2 000 m², on passe des saunas aux bains froids, puis on déjeune sur place chez Dagim.
Sigma Club, fondé par Tatiana Aube, joue la carte de la surface : 3 500 m² avec vue sur Paris et la tour Eiffel. Un restaurant et un bar y restent ouverts du matin au soir, ce qui en fait un point de rendez-vous au-delà de l’entraînement.
Quel club pour quelle pratique
Le choix dépend d’abord de ce que vous voulez travailler. Le tableau ci-dessous reprend les disciplines phares annoncées par quatre clubs.

| Club | Cours mis en avant | Atout pour |
|---|---|---|
| Ken Club | Pilates, yoga, cycling, bootcamp, boxe, aquagym, Step or Die, Fight Aerobic | Athletic Studio mêlant boxe, entraînement fonctionnel et micro Lagree |
| Rune | Pilates Reformer, yoga, cross-training, bootcamps, running, cycling, open gym | Hyrox et décor en bois foncé, inox et pierre de carrière |
| Front de Seine Auteuil | Studio Pilates Reformer, bootcamp, cycling, boxe, yoga | Circuit Hyrox complet qui reproduit les conditions de compétition |
| Semper | Cardio-musculation, studio fitness et disciplines douces | Studios dédiés à l’Hyrox et au Pilates Reformer |
Chez Rune, les fondateurs Manon Lorenzetti et Martin Bachelot résument leur argument en une phrase : « Notre principal atout, c’est la place et la lumière. »
Front de Seine Auteuil et Semper, deux échelles opposées
Installé 11 rue Chanez, Front de Seine Auteuil revendique une inspiration Bauhaus, travaillée avec l’agence DAS STUDIO. Les vestiaires sont habillés de terrazzo. Ses dimensions donnent une idée de l’ampleur du lieu.
Semper, rue de Ponthieu, a pris la place d’un ancien parking. En plus du cardio-musculation, il réunit trois studios, un sauna et un hammam, avec des cours en petits groupes. Son fondateur, Hugo Parada, l’assume : « Le Pilates Reformer est l’un de nos marqueurs forts. » Ces séances sont ouvertes aux personnes sans abonnement, tandis que les membres disposent d’une option à tarif préférentiel. Si vous cherchez seulement à tester le Reformer sans vous engager, c’est la piste la plus directe ; pour un abonnement complet, mieux vaut comparer les conditions sur place, aucun tarif n’étant communiqué.
Meo, la salle qui fait aussi lieu de soirée
Victorien Tourret décrit son projet ainsi : « Nous parlons de “Training House”. » Meo se veut un point de rendez-vous, avec une organisation bien précise :
- un rez-de-chaussée sans pratique sportive, réservé aux talks, retransmissions, lancements, expositions et soirées de la communauté ;
- des premiers cours de Pilates Reformer et de Hot Yoga en formats intimistes ;
- une identité musicale assumée, entre house, French Touch et cultures électroniques.
Photo : Lê Đức / Pexels
