Cinéma / Série

Angela Lansbury en cinq rôles, de Hantise à La Belle et la Bête

Une soubrette dans Hantise, Sybil Vane dans Le Portrait de Dorian Gray, une jeune sorcière chez Disney, Jessica Fletcher dans Arabesque, puis la voix de Madame Samovar : Vogue France a retenu ces cinq rôles pour raconter la carrière d’Angela Lansbury.

Sofiane Meziane Par Sofiane Meziane
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Angela Lansbury en cinq rôles, de Hantise à La Belle et la Bête
Un projecteur de cinéma ancien et ses bobines de film, présentés sur un socle devant un mur de pierre.

En bref

  • Son parcours commence pourtant au cinéma, dans les années 1940, où elle partage l’écran avec plusieurs vedettes majeures de cette période.
  • Angela Lansbury y prête ses traits à une jeune sorcière qui s’initie aux formules et aux sortilèges, avec un objectif précis : contrer les bombardements allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • Le second est une distinction : en 1994, la reine Elizabeth II la fait commandeur de l’ordre de l’Empire britannique, ce que Vogue France présente comme une consécration ultime.

Pour une large partie du public, Angela Lansbury reste d’abord Jessica Fletcher, l’héroïne de la série Arabesque. Son parcours commence pourtant au cinéma, dans les années 1940, où elle partage l’écran avec plusieurs vedettes majeures de cette période. Dans une sélection publiée par Vogue France, le magazine retient cinq rôles qui, selon lui, ont fait d’elle une comédienne aimée de plusieurs générations. Les voici dans l’ordre choisi par le magazine, du grand écran au dessin animé en passant par la télévision.

Hantise, un premier rôle aux côtés d’Ingrid Bergman

Le premier rôle d’Angela Lansbury au cinéma remonte à 1944. Elle apparaît cette année-là dans Hantise, de George Cukor, un thriller américain tiré d’Angel Street, une pièce de Patrick Hamilton. La jeune actrice y joue une soubrette et donne la réplique à Ingrid Bergman et à Charles Boyer, que Vogue France range parmi les « titans du septième art ».

Ce rôle de soubrette lui vaut une première nomination aux Oscars, pour le prix de la meilleure actrice dans un second rôle. Elle est donc nommée dès son premier passage devant la caméra.

Le Portrait de Dorian Gray, Sybil Vane et une seconde nomination

Deuxième film de la sélection, Le Portrait de Dorian Gray est signé Albert Lewin, et Vogue France le qualifie d’emblématique. Angela Lansbury a alors 21 ans, indique le magazine. Elle y tient le rôle de Sybil Vane, chanteuse de music-hall que Dorian Gray séduit, puis délaisse.

Le magazine voit dans ce film un nouveau succès pour l’actrice. Le personnage de Sybil Vane lui apporte en effet une seconde nomination aux Oscars, de nouveau pour le prix de la meilleure actrice dans un second rôle, la même catégorie que pour Hantise.

L’Apprentie sorcière, une sorcière face à la guerre

Changement de registre avec L’Apprentie sorcière, une comédie musicale produite par Disney. Angela Lansbury y prête ses traits à une jeune sorcière qui s’initie aux formules et aux sortilèges, avec un objectif précis : contrer les bombardements allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ancien téléviseur dans un meuble en bois, avec chaîne hi-fi, enceintes et téléphone à cadran, près de deux fauteuils en bois.
Un téléviseur ancien, une chaîne hi-fi et un téléphone à cadran dans un salon meublé de fauteuils en bois. Photo : Võ Nguyễn ( Terri ) / Pexels

Le scénario lui confie aussi trois jeunes orphelins de Londres, évacués de la capitale, qu’elle prend sous sa protection. Vogue France rapproche le film de Mary Poppins, dont il partage la veine, et le présente comme une œuvre propice à la détente.

Arabesque, Jessica Fletcher et la popularité

D’après Vogue France, c’est toutefois la télévision qui fait d’Angela Lansbury une icône populaire. Dans Arabesque, elle incarne Jessica Fletcher, une ancienne enseignante d’anglais qui s’est mise à écrire des romans policiers et qui aide la police à élucider des affaires criminelles grâce à ses talents d’observation.

La série s’étend du premier épisode, en 1984, au dernier, en 1996, sur douze saisons auxquelles s’ajoutent quatre téléfilms. Le magazine évoque un succès triomphal, présent dès le lancement. Aux Golden Globes, le rôle vaut à l’actrice d’être plusieurs fois nommée et récompensée, notamment en 1985 avec le trophée de la meilleure actrice, catégorie série dramatique.

La Belle et la Bête, la voix de Madame Samovar

En 1991, Angela Lansbury retrouve la compagnie Disney pour La Belle et la Bête. Elle double Madame Samovar, une théière, et interprète la chanson phare du film. Ce titre est récompensé en 1992 par l’Oscar attribué à la meilleure chanson originale.

En 1997, elle retrouve le personnage pour la suite du dessin animé. Ce cinquième rôle referme la sélection de Vogue France, qui fait ainsi se succéder grand écran, télévision et animation.

Au-delà de ces cinq rôles, la scène et une distinction royale

Le magazine rappelle aussi deux jalons du parcours de l’actrice, en dehors des cinq rôles retenus. Le premier concerne le théâtre : après le cinéma, Broadway fait appel à elle en 1957, et l’expérience lui plaît au point qu’elle reviendra sur les planches tout au long de sa carrière.

Le second est une distinction : en 1994, la reine Elizabeth II la fait commandeur de l’ordre de l’Empire britannique, ce que Vogue France présente comme une consécration ultime. De Hantise à Madame Samovar, les cinq rôles réunis par le magazine retracent ainsi un parcours mené du cinéma à la télévision puis à l’animation, avec des nominations aux Oscars dès ses débuts, puis des récompenses aux Golden Globes pour Arabesque.

Photo : Sami TÜRK / Pexels

Sofiane Meziane

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Sofiane Meziane

Sofiane Meziane suit pour UnMec.fr ce qui se passe après le bureau : sorties, musique, cuisine du soir, week-ends en train et conseils de look. Il a grandi à Roubaix, au-dessus du snack de ses parents, et en a gardé une vraie exigence sur la qualité d'une sauce. Il essaie lui-même ce qu'il recommande avant de l'écrire, et sa liste de restaurants à tester ne raccourcit jamais.