Margot Tenenbaum inspire les podiums du printemps-été 2027
Fourrure, gants rose poudré et trait de khôl : Vogue lit la saison à travers l’héroïne de Wes Anderson, de Paloma Wool à Miu Miu, en passant par la beauté.
En bref
- Vogue présente Margot Tenenbaum comme une hypothèse de lecture de la saison, pas comme une inspiration revendiquée par les maisons.
- Miu Miu offre les associations de pièces les plus parlantes : cardigan et micro-short, tailleur sur survêtement.
- Côté beauté, cheveux en bataille, ongles imparfaits et smoky eye appuyé dominent les podiums.
- Le sac Gig de Phoebe Philo s’est beaucoup vu en street style grâce à son côté pratique.
Le personnage joué par Gwyneth Paltrow dans La Famille Tenenbaum (2001) sert de point de départ à une lecture de la saison printemps-été 2027 proposée par Vogue. Cette lecture reste une hypothèse éditoriale : aucun créateur ne s’en est réclamé. Elle permet toutefois de relier des collections très différentes et de repérer des idées concrètes à emprunter.
Une silhouette de cinéma qui n’a pas pris une ride
Pour saisir ce qui fascine encore, il suffit de revenir à la première apparition de Margot à l’écran. Elle porte un long manteau de fourrure, des gants rose poudré et un sac Birkin signé Hermès. Un simple trait de khôl noir souligne son regard et laisse deviner un esprit rebelle sous l’élégance maîtrisée.
Le film de Wes Anderson a vu le jour il y a vingt-cinq ans, et plusieurs créateurs ont ravivé les codes de cette allure pendant la Fashion Week. Sur les podiums, cela donne des robes aériennes, des imprimés rétro détournés par de la lingerie pastel et des polos de tennis portés avec une simple culotte.
Le label barcelonais Paloma Wool en offre l’exemple le plus littéral. Son défilé a fait de l’indocilité un fil rouge, sur une bande-son intitulée « Margot Tenenbaum » et signée de la DJ Brat Star. Les sacs et les chaussures reprenaient des phrases du personnage.
Miu Miu, la collection la plus proche du personnage
Vogue juge la proposition de Miu Miu particulièrement en phase avec Margot. Quatre associations s’y repèrent :
- des cardigans BCBG portés avec des micro-shorts ;
- des vestes de tailleur posées sur des survêtements ;
- un passage des mocassins aux baskets d’un look à l’autre ;
- des lacets noués en collier ras-de-cou.
Le principe se transpose facilement : opposer une pièce classique à un vêtement sportif, sans chercher l’harmonie parfaite.
Côté beauté, le désordre dosé maison par maison
La mise en beauté suit la même désinvolture. Le tour d’horizon beauté de Vogue permet de comparer les idées à piocher.
| Maison | Ce qu’on a vu |
|---|---|
| Dolce & Gabbana | Cheveux en bataille retenus par une barrette |
| Dries Van Noten | Cheveux enfouis sous le col d’un polo, lèvres en dégradé du rouge au lilas |
| Gucci | Fards sombres estompés, paillettes, eye-liner appuyé, cils d’un noir profond |
| Prada | Peau nue et cheveux ébouriffés |
| Miu Miu | Ongles volontairement imparfaits, vernis qui déborde (Nails by Mei) |
| Burberry, Onitsuka Tiger, Max Mara | Élastique laissé apparent |
| Lanvin, Calvin Klein | Chignons qui semblent défaits après une journée |
| Dior | Fil argenté chromé le long des cils ou paillettes au coin externe de l’œil, signés Peter Philips |
Les lèvres reprennent aussi le premier rôle : rouges, pailletées ou bicolores, elles se sont imposées sur de nombreux podiums.

Le sac Gig, vedette pratique du street style
Parmi les accessoires, le Gig de Phoebe Philo a beaucoup circulé hors des défilés. Ce sac d’épaule à trois compartiments, orné de liens en cuir noués, existe en cuir cognac, en cuir noir et en daim bleu jean. Il descend du Trio, lancé en 2011 par la créatrice chez Celine, où elle exerçait depuis trois ans. Vogue met en avant son côté pratique.
La consultante en image Sara McAlpine a choisi le petit Gig en cuir « Cookie », une teinte neutre, par souci du « coût par utilisation ». Elle l’a porté entre les défilés Mulberry par Christopher Kane et McQueen, à Londres. Son argument tient en quelques mots : elle l’a retenu « parce qu’il va avec tout ».
Pour le remplir, son conseil est précis : « Il faut le garnir juste ce qu’il faut… avec des objets relativement plats de préférence. »
La journaliste Jo Ellison, elle aussi vue avec un Gig, garde un souvenir de son Trio d’étudiante : « Son prix n’était pas exorbitant à sa sortie, ce qui le rendait accessible ».
Des défilés aux décors marquants
Les podiums parisiens de la saison ont aussi brillé par leurs scénographies : Chanel au Grand Palais, Saint Laurent au Trocadéro sous des lustres dorés, Dries Van Noten au Carreau du Temple et Rick Owens au Palais de Tokyo. Matières Fécales a défilé place de la République, une première pour un défilé de mode à cet endroit selon Vogue. Chez Alessandro Michele, les invités étaient conviés à apporter leurs livres, redistribués à des bibliothèques publiques avec Bibliothèques Sans Frontières et des associations.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Yogendra Singh. Licence Pexels.
