La mini-jupe, d’un vinyle de 1965 aux podiums parisiens d’aujourd’hui

Du cuir all-black aux cuissardes colorées d’Hermès, en passant par la veste Bar de Dior, Vogue.fr détaille les associations vues sur les podiums parisiens.

Sofiane Meziane Par Sofiane Meziane
4 min de lecture
La mini-jupe, d’un vinyle de 1965 aux podiums parisiens d’aujourd’hui
Une mini-jupe noire brillante portée avec un haut rouge à manches longues, dans un décor urbain de béton et de rampes métalliques.

En bref

  • Quatre silhouettes de mini-jupe repérées à la Fashion Week de Paris automne-hiver 2026-2027
  • Bottes à talon, collants opaques, col roulé ou escarpins : chaque look a sa chaussure
  • Six pièces et chaussures sont citées en exemple par Vogue.fr
  • Les décors du printemps-été 2027 forment une autre saison, à part

Cet hiver, la mini-jupe s’enfile avec des bottes à talon, des collants opaques, un col roulé ou une veste habillée pour la soirée. Les podiums parisiens de l’automne-hiver 2026-2027 en ont montré quatre versions, que Vogue.fr a rassemblées.

D’où vient la mini-jupe

L’histoire démarre à Londres en 1962. Mary Quant propose alors ses premières petites jupes à Bazaar, sa boutique installée sur King’s Road. Elle résume son intention, dans son autobiographie Quant by Quant : « Je voulais que les filles bougent, sautent, soient vivantes ! »

  1. Mary Quant met en vente ses premières petites jupes à Londres, dans la boutique Bazaar.
  2. Lors de la collection printemps-été, André Courrèges fait défiler des mini-jupes multicolores en vinyle, de coupe trapèze. Françoise Hardy, Catherine Deneuve, Twiggy et Verushka leur réservent un vif succès.

Quatre silhouettes à copier

Vogue.fr présente quatre façons de porter la mini-jupe, vues à la Fashion Week de Paris. Chacune repose sur une association précise de pièces et de chaussures.

Silhouette Associations
Look all-black Jupe en cuir d’inspiration Sixties au fini presque brillant, veste en cuir et bottes à talon
Celine Mini-jupe sage sur collants opaques, veste-cape, dans l’esprit BCBG de la Rive Gauche dont s’inspire Michael Rider pour sa troisième collection
Hermès Mini-jupe, col roulé et cuissardes colorées, combinaison préférée de l’hiver selon Vogue.fr
Dior Mini-jupe pour le soir, veste Bar de la maison et escarpins à talon

Vogue.fr propose en outre de marier la mini-jupe à une veste en fausse fourrure, un vêtement très répandu en ce moment. Pour la silhouette Celine, la jupe se garde sage : le magazine la décrit sur des collants opaques, sous une veste-cape, avec l’allure des quartiers chics de la Rive Gauche que Michael Rider semble avoir en tête.

Mannequin en mini-jupe bleu marine à écailles et veste en jean, debout sur un podium de défilé éclairé de lumières colorées.
Une mannequin présente une mini-jupe bleu marine, un haut blanc brodé et une veste en jean sur un podium de défilé illustré de lumières colorées. Photo : Genaro Servín / Pexels

Le look all-black, lui, mise sur la matière : le cuir presque brillant de la jupe répond à celui de la veste, et la botte à talon prolonge la ligne. Chez Dior, le même vêtement change de registre et passe à la soirée grâce à une veste habillée et à des escarpins.

Les pièces et chaussures citées

Pour composer le look, Vogue.fr donne plusieurs exemples précis :

  • mini-jupe Réédition en vinyle Courrèges
  • bottes hautes en cuir Louis 85 de Saint Laurent
  • mini-jupe asymétrique en laine Givenchy
  • mini-jupe asymétrique en coton et soie Loewe
  • escarpins Amina Muaddi Holli 95, avec bride arrière en dentelle cordée
  • escarpins Neous Irena, dont la bride arrière en crêpe de Chine s’orne de dentelle

Les décors de la saison suivante

Autre saison, autres scénographies : Vogue.fr consacre un panorama à 17 décors des défilés du printemps-été 2027, saison lancée par le show de Matières Fécales place de la République. Ces décors concernent le printemps-été 2027, pas les looks d’hiver évoqués plus haut.

Saint Laurent, sous la direction d’Anthony Vaccarello, a installé de gigantesques lustres dorés coiffés de bougies sur la place du Trocadéro, face à la tour Eiffel. Sous la nef du Grand Palais, Chanel a imaginé un monde féerique : des oiseaux en nuée, une lune suspendue au-dessus, clin d’œil au Merveilleux voyage de Nils Holgersson. Dans la Cour Carrée du Louvre, la scénographie de James Chinlund pour Louis Vuitton suspendait des voitures conceptuelles, d’après l’idée de chaos urbain de Nicolas Ghesquière.

À la bibliothèque Sainte-Geneviève, Alessandro Michele a bâti son défilé autour de l’Antibiblioteca. Les livres apportés par les invités ont ensuite été confiés à des bibliothèques, en partenariat avec Bibliothèques Sans Frontières. Au Palais de Tokyo, Rick Owens a présenté son podium surélevé dans la fumée, entouré de jets d’eau en forme de fontaines.

Le Palais de Tokyo a aussi accueilli un autre défilé, devant plusieurs grands miroirs qui brouillaient la vue des invités à la façon d’un Palais des glaces. Dans le Ve arrondissement, un décor de supermarché a vu les mannequins pousser un chariot de courses. Quant à Sarah Burton, elle s’est inspirée du Cirque Calder d’Alexander Calder, créé en 1926, pour sa collection comme pour son décor à l’Hôtel des Invalides.

Photo : limoo / Pexels

Sofiane Meziane

Mode, lifestyle, high-tech, sport et automobile

Sofiane Meziane

Sofiane Meziane suit pour UnMec.fr ce qui se passe après le bureau : sorties, musique, cuisine du soir, week-ends en train et conseils de look. Il a grandi à Roubaix, au-dessus du snack de ses parents, et en a gardé une vraie exigence sur la qualité d'une sauce. Il essaie lui-même ce qu'il recommande avant de l'écrire, et sa liste de restaurants à tester ne raccourcit jamais.