La propriété Lynch-Moussas est issue de la division de la propriété des comtes Lynch à Pauillac, dans le vignoble bordelais. C’est un grand cru classé, bon et relativement abordable, puisque son prix lors des primeurs commence généralement légèrement au-dessus de 30 € la bouteille de 75 cl. Profitons-en pour découvrir cette semaine le domaine…

Un grand cru classé

Quoique le classement réalisé sous Napoléon III ait des limites en raison de son caractère non révisable, il est évident qu’il recense des terres viticoles d’exception. Reste à bien les exploiter. Ainsi, le château Lynch-Moussas a eu la chance d’être distingué 5e grand cru classé en 1855 pour son vin rouge. Ce dernier n’est plus aujourd’hui son unique production, grâce à la création en 2001 d’un second vin : Les Hauts de Lynch-Moussas. Il associe 70 % de cabernet-sauvignon environ à près de 30 % de merlot, cette proportion pouvant légèrement varier d’un millésime à l’autre.

Vino-Antica.com a goûté en 2014 le vin de 1998 pour vous :

Sans atteindre le prestige de son voisin Lynch-Bages, le rouge du château Lynch-Moussas est très agréable à boire, surtout les bonnes années. Il profite de bons terrains de silice et de grave. Dans un corps des plus amples, son nez dégage des relents de fruits rouges, tandis que ses tannins mûrs débouchent sur des cassis, le tout dans une rondeur remarquable. La longueur en bouche est appréciable : c’est celle que l’on apprécie dans les grands bordeaux. En outre, le potentiel de garde du pauillac fait partie des plus remarquables de France.

Une viticulture responsable

Depuis 1919, c’est la famille Casteja qui possède le château Lynch-Moussas. Il s’agissait en fait d’une lignée de viticulteurs déjà établie à Pauillac. Elle s’occupe aujourd’hui encore de ce grand cru fort d’un vignoble de soixante hectares.

Le travail de la vigne consiste notamment en échardage, en effeuillage et en vendanges vertes. Comme souvent pour les grands crus, les vendanges sont réalisées à la main, et seuls les meilleurs raisins utilisés. À force d’efforts, ce cru a pu revenir de loin. Le sommelier Andreas Larsson le constatait en 2015 en goûtant le jeune millésime 2012 :

Des cuves thermorégulées sont employée pour réaliser la vinification. 60 % de barriques neuves choisies chez les meilleurs fournisseurs locaux servent à élever le vin pendant un an et demi. Denis Dubourdieu apporte tous ses savoirs en œnologie pour superviser ces opérations aussi délicates qu’essentielles. Deux cent mille bouteilles sont en moyenne produites chaque année, avec un breuvage qui monte en puissance, s’améliorant sans cesse grâce à l’âge des vignes.

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