Il n’est pas prouvé que les hommes violents qui suivent une thérapie, vont arrêter leur comportement. Pourquoi certains hommes battent-ils leur partenaire ? Et que se passe-t-il dans la salle de thérapie pour inciter ces hommes à explorer leurs propres actions et à cesser de recourir à la violence ?

Le thérapeute, Bente Lomo, a étudié ce qui se passe lors d’une telle séance, l’interaction entre le thérapeute et le patient, ce qui peut aider le patient à changer son comportement violent… Elle a constaté qu’une bonne alliance entre le thérapeute et le patient est décisive pour le succès du traitement.

Alternative au comportement violent

L’alternative à la violence est un concept lancé à Oslo à la fin des années 80 et constituait la première solution du genre en Europe. Kristin Skjorten, criminologue et chercheuse sur la violence au Centre norvégien d’études sur la violence et le stress en a été l’initiatrice.

Voici une vidéo montrant l’importance d’une telle thérapie :

Avant cela, aucun traitement n’était proposé aux hommes qui maltraitaient leur partenaire. La violence domestique était soit considérée comme une affaire privée, soit punie de peines de prison. C’était également un projet politique associé au mouvement féministe.

Beaucoup d’abandon

Bente Lomo a souligné que la thérapie pour les hommes violents est très différente de la situation habituelle. Cela peut également expliquer pourquoi de nombreux hommes abandonnent leurs études avant la fin du programme de traitement. Tous les hommes étudiés ont déclaré que le recours à la violence était mauvais, mais il y avait de grandes différences dans la manière dont ils expliquaient la violence.

Beaucoup expliquaient la violence en disant que leur partenaire les traitait injustement ou les ont offensés. De telles perceptions constituent un mauvais point de départ pour une situation thérapeutique dans laquelle l’idée fondamentale est un changement personnel.

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