Certains terroirs sont largement connus des Français. La Provence, la Bretagne ou la Lorraine jouissent par exemple d’une véritable aura à l’international. Mais on ne pourra pas en dire autant des Combrailles, une petite région naturelle à cheval sur l’Allier, le Puy-de-Dôme et la Creuse. Même si cela ne saurait tarder… Très préservée, elle a de nombreux trésors à partager avec ceux qui recherchent un tourisme vert, sain ou alternatif. Seul, en famille ou en couple, c’est une contrée à découvrir sans attendre !

Vous avez dit Combrailles ?

Ce mot ne vous dit rien ? C’est la première fois que vous en entendez parler ? Eh bien, vous ne serez sans doute pas seul…

Les Combrailles – ou, plus rarement, la Combraille – comptent moins de 50 000 habitants. Ce pays se situe à la jonction des trois anciennes provinces d’Ancien Régime que sont l’Auvergne, le Bourbonnais et la Marche. On se trouve sur les premiers véritables contreforts du Massif central au nord-ouest. La zone ne manque pas d’eau et le Cher y prend sa source. Le nom de ce terroir vient directement du gaulois comboro qui veut dire à la fois « confluence » et « obstacles ». Un petit clin d’œil aux rivières qui parsèment ces campagnes et aux paysages vallonnés qui renvoient à de la basse montagne. L’ensemble culmine à un peu moins de 1 000 m à la roche de Sauterre.

Panneau annonçant les Combrailles sur l’autoroute. Crédits photo : Nolege, 28 octobre 2015, Wikimedia Commons

L’humidité ambiante avait jadis contribué à la formation d’étangs marécageux, asséchés au Moyen Âge par les moines, cisterciens principalement. Le paysage est avant tout bocager, avec un peu de bois et de landes. L’élevage est une ressource agricole importante. Grandes cultures : passez votre chemin. Les longères ne sont pas rares, avec la grange directement attenante à la maison d’habitation, sous un seul et même toit.

Côté histoire, la Combraille a un temps été une principauté indépendante. Sa capitale, si l’on peut dire, était alors à Chambon. Le pays fut ensuite transmis aux comtes d’Auvergne par mariage. Ce sont finalement les Bourbons qui en héritèrent. Montaigut en acquit un rayonnement important, mais moins que Montluçon où le Cher marque la limite entre Combrailles et Bourbonnais.

Ce qu’il faut y visiter

Plusieurs endroits méritent le détour dans les Combrailles et aux alentours. D’un point de vue architectural, il faut passer par la collégiale Notre-Dame d’Herment et l’église de Loubeyrat. À Virlet, l’abbaye Notre-Dame de Bellaigue abritant encore des bénédictins connaît actuellement une véritable cure de jouvence :

Non loin de là, le château de Pionsat vous attend. Les amateurs de chevalerie apprécieront encore le Château-Dauphin à Pontgibaud et le Château-Rocher de Saint-Rémy-de-Blot. Il faut encore citer le presbytère d’Évaux-les-Bains et l’ensemble de la bourgade de Chambon-sur-Voueize.

Les amoureux de nature et de grand air seront particulièrement ravis par une escapade en Combrailles. Il leur faudra contempler le cours de la Sioule, notamment au niveau du méandre de Queuille. Ils pourront aussi profiter d’un lac volcanique, le gour de Tazenat. En plusieurs lieux s’offre une vue magnifique sur la chaîne des Puys. Randonnées, VTT, pêche, activités nautiques, geocaching, équitation et cyclotourisme complètent le tout. De quoi garder de bons souvenirs ! Pour se dépayser un peu, il n’est donc pas forcément nécessaire d’aller jusqu’en Finlande

  • Vincent Morel

    …et surtout le plus important Festival consacré à Bach en France : “Bach en Combrailles” basé à Pontaumur et ses environs…

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