Grands bordeaux à mettre en avant, tour de France des appellations viticoles, encyclopédie des alcools ou souvenirs personnels liés à des moments importants… Il y a une infinité de raisons de vouloir conserver de petits bouts de papier pas comme les autres ! Ce ne sont pas des billets de banque, mais on peut avoir envie de les garder encore plus précieusement. Si l’art du décollement des étiquettes concerne principalement le vin, ce breuvage de gourmets n’est pas seul concerné. Un fan de bières de Noël pourra lui aussi donner libre cours à cette passion, un peu comme un philatéliste classe ses timbres dans ses albums ! Mais voilà, entre le vouloir et le faire, il y a tout un monde… semé d’embûches.
Comment décoller proprement une étiquette de vin ?
La première des choses dont s’inquiéter, c’est de ne pas tâcher l’étiquette lors du service. Il est donc fortement recommandé de carafer ou de mettre à décanter le vin (en fonction du millésime et de ses besoins) pour éviter la moindre maladresse. En effet, si vous-même pouvez faire attention à tourner la bouteille étiquette vers le haut avant de remplir un verre, l’un de vos invités pourrait choisir une autre solution…
Ensuite, la faisabilité de l’opération sera fonction du type de papier. L’étiquette auto-adhésive est de plus en plus courante. Un bon coup de chaud rend le décollement très facile. Comptez un four à 150 °C pendant trois minutes, et le tour est joué. Bien sûr, pour ne pas vous brûler, aidez-vous d’un scalpel pour relever les coins puis retirer l’ensemble de l’encart. Cette technique est bien supérieure à celle du sèche-cheveux ou de l’eau chaude versée à l’intérieur de la bouteille…
Cette vidéo vous montre une autre technique, à l’aide d’un kit souvent vendu avec un album de collectionneur :
L’ancienne génération d’étiquettes a toujours cours, surtout dans le Bordelais. Il s’agit de papier collé avec une matière sensible à l’eau. Il suffit alors de tremper la bouteille dans de l’eau à température ambiante. Si le décollement est faible, essayez avec de l’eau chaude, mais celle-ci présente l’inconvénient de décolorer l’étiquette. Une fois cette dernière décollée, exactement comme les timbres traditionnels, il faut la manipuler avec soin. Un déchirement est vite arrivé… L’idéal est de se créer un millefeuille d’essuie-tout et de le placer sous un bon gros dictionnaire. Des colles plus sophistiquées, particulièrement prisées en Bourgogne, demanderont un peu d’ammoniaque pour arriver à un bon résultat. Vous verrez vite si vous en avez besoin…
Que faire de ses étiquettes de bouteille ?
Après avoir décollé une étiquette, il faut rapidement lui trouver un nouvel usage. La version auto-adhésive requiert d’être tout de suite recollée sur du carton ou autre. Sinon, pour éviter qu’elle ne recolle, son verso devra être entièrement enduit de talc.
Généralement, ceux qui décollent des étiquettes le font surtout pour eux, pour se souvenir des bouteilles bues, et non pour épater la galerie. Mais ce dernier point a de quoi être motivant également… Le parallèle avec les photos est saisissant.
Il se vend dans le commerce des genres de classeurs pour y compiler ses millésimes préférés. Il est toutefois facile d’en créer un soi-même, à la manière des herbiers de notre enfance. Soit avec un cahier aux pages blanches, soit avec un classeur où placer des pochettes transparentes.

Les esprits plus créatifs se feront un plaisir de trouver d’autres applications à leur passion. Il y a par exemple la possibilité de créer des frises murales ou de décorer des murs entiers. Certains inconvénients viennent cependant grever ces perspectives : il faudra boire pas mal de bouteilles, et une surface bien lisse puis une sorte de vernis pour protéger les étiquettes ainsi exposées contre l’humidité, le soleil et les taches.
Pour ajouter une touche personnelle, vous pouvez commander des étiquettes personnalisées, auprès de Canva par exemple. Ensuite, laissez vagabonder votre imagination pour trouver des idées originales !

