Dans un monde de rencontres de plus en plus numérisées, une nouvelle tendance toxique nommée le « shading » menace l’estime de soi.
Une nouvelle tendance dans le dating: le « shading »
Le monde des rencontres amoureuses a connu une révolution majeure ces dernières années grâce à l’émergence des technologies numériques. Parallèlement à ces opportunités, de nouvelles formes d’abus affectifs voient le jour. L’une d’entre elles s’appelle le « shading ». Très peu connu, cette tendance toxique est difficile à détecter, car ses effets sont insidieux et dévastateurs.
Dans le monde du dating, le « shading » fait référence à la pratique de garder une personne « dans l’ombre » en maintenant une connexion minimale tout en explorant d’autres options. Cette tendance peut être interprétée comme une forme de manipulation émotionnelle où la personne impliquée dans le « shading » maintient son partenaire dans un état d’incertitude et d’anxiété constante.
Comment le « shading » détruit la confiance en soi
Selon Géraldyne Prévot-Gigant, une psychopraticienne, le « shading » peut avoir de multiples impacts défavorables sur la victime. Parmi ceux-ci, le plus dévastateur est sans doute l’altération de la confiance en soi. En effet, la personne qui subit le « shading » peut se sentir anxieuse, stressée et constamment en tension. Cette situation peut nourrir une forme de rumination mentale et créer une pression émotionnelle immense.
D’autre part, la victime peut perdre confiance non seulement en elle-même, mais aussi envers les autres, générant ainsi des difficultés à établir des relations saines à l’avenir.
Les signes avant-coureurs du « shading »
Il existe plusieurs signes qui peuvent indiquer que vous êtes victime de « shading ». Notamment, le manque de constance dans la communication avec votre partenaire peut être un signe. Par exemple, votre partenaire ne répond à vos messages que de façon intermittente ou semble être toujours très occupé, sa disponibilité fluctue sans raison apparente. Ces comportements peuvent indiquer qu’il vous réserve une place « dans l’ombre », en quelque sorte.
Si vous constatez un changement soudain dans le rythme de vos rendez-vous ou de vos communications après quelques mois, il s’agit peut-être aussi d’un indicateur de « shading ». Dans ce cas, il est important de ne pas se sur-adapter à ces fluctuations pour préserver votre santé mentale.
Qui pratique le « shading » ?
Selon Prévot-Gigant, certaines personnes sont plus susceptibles de pratiquer le « shading ». Les individus narcissiques centrés sur leurs propres désirs, les phobiques de l’engagement et ceux qui ont peur de la solitude sont souvent associés à cette pratique toxique.
Les victimes du « shading » quant à elles, sont souvent des personnes affectives comme les dépendants affectifs ou les hypersensibles.
Le « shading » est une forme de manipulation toxique qui peut avoir de graves répercussions sur l’estime de soi. Comment pouvons-nous, en tant que société, bâtir un environnement de dating plus respectueux et sécurisant pour tous ? Cette question mérite notre attention collective.

