Les États veulent pour beaucoup réduire leur empreinte carbone. Les particuliers recherchent quant à eux un allégement de leur facture énergétique. Et, si la technologie fait des progrès, les augmentations de prix au kWh semblent progresser encore plus vite… Depuis une dizaine d’années, la pompe à chaleur s’est démocratisée. Mais cette vaste notion de « PAC » cache en fait un grand nombre de réalités différentes. Si certaines sont gagnantes, d’autres le sont moins. Voyons ce qu’il en est pour l’aérothermie air-air. Si vous aimez les travaux, ces quelques pistes devraient vous intéresser !

Le fonctionnement d’une PAC air-air

La pompe à chaleur air-air fonctionne un peu comme un réfrigérateur, mais en sens inverse. La chaleur est puisée dans l’air extérieur et redistribuée à l’intérieur d’une habitation sous forme d’air chaud. C’est la PAC (abréviation de pompe à chaleur) qui fait ce travail en utilisant de l’électricité. Très souvent, la pompe est capable d’opérer dans les deux sens : on parle alors de « clim réversible ».

On place en extérieur un large boîtier avec ventilateur. Côté intérieur, vous aurez un thermostat et une bouche de sortie d’air. Les tarifs pratiqués commencent aux alentours de 500 €, ce qui n’est pas énorme et très tentant. Cette vidéo vous expliquera le tout de façon didactique :

Vous aurez peut-être remarqué un petit hic… Si la pompe doit chercher de la chaleur à l’extérieur, encore faut-il qu’il y en ait ! En fait, elle arrivera toujours à en trouver en chassant le froid. Mais plus la température est basse, plus la PAC consommera d’électricité pour ce faire et moins elle sera intéressante pour se chauffer. Si vous habitez en altitude ou dans un pays froid l’hiver, avec des températures négatives courantes aux moments où vous voudriez le plus chauffer, alors oubliez cette solution ! L’autre limite de la pompe à chaleur air-air est sa localisation : il sera difficile de chauffer toute une maison avec une seule bouche d’aération.

Des alternatives au air-air

Pour éviter les défauts de l’aérothermie décrite ci-dessus, on pourra évoquer la pompe à chaleur air-eau. Celle-ci est très courante pour concevoir des sols chauffants – ceux-ci ne sont cependant pas toujours conseillés pour conserver de vieux tableaux. Selon sa puissance, cette PAC est aussi adaptée à un chauffage central, plutôt en basse température.

Ici, le principe est le même à la base : la PAC vient chercher la chaleur de l’air extérieur. Mais elle ne recrache pas de l’air chaud, elle chauffe l’eau de votre circuit. L’eau sanitaire peut elle aussi, selon les modèles, être concernée. Le rendement de l’aérothermie air-eau est nettement supérieur : avec la même consommation d’électricité, vous pourrez chauffer plus efficacement une surface plus importante. Mais les prix sont eux aussi nettement supérieurs, la PAC étant couplée à une véritable chaudière faite exprès. Comptez donc autour de 5 000 à 10 000 €… Heureusement, il existe différentes aides. Cette installation s’associant généralement à un chauffage au sol ou central, vous devrez prendre en compte ces coûts supplémentaires.

Quoi qu’il en soit, voici un petit aperçu des différentes PAC qui existent :

Dans les zones vraiment très froides, comme la montagne, l’aérothermie est sans doute une mauvaise idée. Or, si les convecteurs électriques reviennent trop cher et que le bois ne s’avère pas pratique, il sera toujours possible d’avoir recours à la géothermie. Le mode de fonctionnement de cette dernière n’est pas très éloigné de l’aérothermie, sauf qu’on ne vient pas ici chercher la chaleur de l’air extérieur… mais celle du sol (terre profonde ou nappe phréatique). Plus on creuse profondément, plus on trouvera de la chaleur insensible aux variations de température de l’atmosphère. La géothermie fonctionnera donc quant à elle en terre-eau ou eau-eau. Son installation est plus coûteuse, mais c’est l’une des meilleures solutions sur le long terme.

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