Avec des stars planétaires comme Mohamed Ali et Floyd Mayweather, tout le monde connaît la boxe anglaise. Ring, cordes, gants de boxe et KO : le noble art est partout présent dans les films, revues, journaux et livres. Mais nous sommes beaucoup moins au fait d’un autre sport de combat assez similaire et pourtant national… Nous voulons bien sûr parler de la boxe français – « savate » ou « BF » pour les intimes !
La boxe française dans ses grandes lignes
C’est Charles Lecour qui a le premier, en France, codifié une technique de combat destinée à devenir la BF. Il s’agit d’une boxe de type pieds-poings, utilisant donc aussi bien les mains que les pieds. Elle diffère par conséquent sur cette dernière arme de sa concurrente directe la boxe anglaise. Tous les coups portés à l’adversaire doivent être armés à l’avance, ce qui diffère encore du muay-thaï. Surtout, la savate est une discipline sportive particulièrement élégante, car le but n’est pas vraiment de faire mal ou de mettre KO. Au contraire, la pratique du « touché » est quasiment universelle. On parle alors d’« assauts ». C’est alors à juste titre que l’on parle d’« escrime des pieds ».

La terminologie est à peu près la même que pour le noble art, mais avec des mots francisés. Les rounds deviennent des reprises, le knock-out un hors-combat, etc. Divers arts annexes gravitent autour de la savate. Il s’agit, à titre d’exemple, de la boxe fitness ou encore de la canne de combat, confinant à l’escrime française aussi bien qu’au kendo japonais ! Il y a aussi le « bâton défense », reposant sur l’autodéfense et des ripostes proportionnées aux attaques. Ici, les arts martiaux les plus exotiques ne sont pas loin !
La savate a de nouveau du succès
De grands intellectuels français se sont intéressés de près à la savate, comme Alexandre Dumas et Théophile Gauthier. Georges Clemenceau en a décrété l’obligation pour ses fameuses « brigades du Tigre ». En dépit de ces soutiens de premier plan, la saignée humaine de la première guerre mondiale a failli faire disparaître la boxe française. Celle-ci n’a perduré que grâce à quelques centaines de licenciés. Heureusement, cette mauvaise passe est depuis longtemps oubliée. Aujourd’hui, la Fédération française de savate boxe française et DA compte plus de 50 000 adhérents, un nombre en hausse chaque année.
À la fois sport très technique et art à l’esthétique raffinée, la boxe française séduit de plus en plus d’adeptes. Son caractère combatif se double d’un savoir-vivre presque aristocratique. Ce charmant cocktail en fait une activité branchée. Il ne fait donc aucun doute que la savate a de beaux jours devant elle ! Fort logiquement, les clubs se multiplient à travers tout l’Hexagone – et même au-delà. Difficile, en effet, de résister à de telles images :
L’équipement nécessaire pour boxer à la française
Du côté des indispensables, la boxe française requiert de s’équiper de gants, de chaussons de boxe (d’où le surnom de « savate » !) et d’un protège-dents. Les hommes compléteront leur attirail du parfait boxeur français avec une coquille, tandis que Mesdames opteront pour un protège-poitrine. Bien sûr, il faut ajouter à cela l’équipement irréductible de n’importe quel sportif digne de ce nom. Short de boxe, T-shirt de sport, serviette pour éponger sa sueur, sac de transport… Ce sont autant de choses nécessaires et pratiques.
Il convient toutefois de disposer d’autres accessoires. En effet, en dehors des combats, les entraînements sont incontournables. Là, vous aurez besoin d’une corde à sauter, d’un appareil de musculation (sauf si vous avez accès à une salle de fitness), d’une poire de vitesse et – surtout – d’un mannequin ou sac de frappe. Les passionnés auront quant à eux tout intérêt à se faire offrir un beau livre sur leur sport favori.

