Selon la revue Scientific Reporters, une étude menée par des chercheurs britanniques est arrivée à la conclusion que les champignons hallucinogènes permettaient de traiter la dépression. Ce serait grâce à la psilocybine, un élément actif des champignons hallucinogènes. Voici une vidéo vous permettant d’en apprendre plus sur le sujet.

Une expérience menée sur 20 personnes

Ces 20 volontaires étaient tous atteint de dépression et avaient tous essayés différents traitements, mais sans succès. Pour commencer, les volontaires ont tous passé un IRM puis des doses de 10 à 25 ml leur ont été prescrites, doses qui devaient leur être administrées avec un intervalle d’une semaine. Ils ont alors subit un nouvel examen radiologique qui a permis afin d’observer d’éventuels changements dans le cerveau. Sur les 20 volontaires initiaux, 19 ont terminé le traitement et 12 ont constaté une réduction d’au moins 50% de leurs différents symptômes de dépression. De plus, leur humeur s’est considérablement améliorée et leur niveau de stress a baissé de manière significative.

Wikipedia

Des changements au niveau cérébral

En plus de cette amélioration, les chercheurs ont pu constaté différentes modifications dans le cerveau. La principale d’entre elles est la diminution du flux sanguin au niveau de l’amygdale. Il s’agit d’une région du cerveau qui influence la perception de l’émotion, ainsi que des réactions telles que la peur, le stress ou l’anxiété. Ils ont pu également constater une augmentation de l’activité du réseau mode par défaut, la partie qui est utilisée quand une personne est déconnectée du monde réel, par exemple lorsqu’elle rêvasse.

Wikimedia Commons

Des résultats qui sont encore à prendre au conditionnels

Alors que l’étude de cette piste n’en est qu’à ses balbutiements, les scientifiques doivent avant tout confirmer ces premières conclusions. Afin de le faire, ils devront notamment faire des tests sur un groupe d’étude plus large. C’est d’ailleurs pour cela qu’une nouvelle série d’essais cliniques débuteront début 2018. De plus, l’équipe de recherche a absolument voulu mettre les patients en garde contre l’automédication, précisant que la psilocybine était une substance hallucinogène puissante.

Source :

Gentside

Recevez les meilleurs articles par email une fois par semaine !
+ +
Inline
Inline