Pendant que toute l’Europe du football avait les yeux rivés sur les incidents survenus à Marseille ce week-end, une autre lutte, celle-ci interne, est en train de déchirer le club de l’OM.

Après une fin de championnat tout simplement catastrophique, les dirigeants de l’Olympique de Marseille pensaient certainement trouver un peu de répit en cette période de trêve estivale. Mais que nenni ! Car en plus d’une situation sportive et financière des plus compliquées, l’écurie de la cité phocéenne est en train de faire face à une passe d’armes qui prend scène en son sein même.

Un jour J qui approche

En cause, une date butoir avant laquelle les deux composantes de l’institution OM doivent se mettre d’accord afin que son équipe professionnelle puisse être alignée et prendre part à la prochaine saison de Ligue 1. Cet accord, qui lie l’association Olympique de Marseille – laquelle gère toute la partie du club sauf les pros et possède également l’affiliation à la FFF – et la Société Anonyme Olympique de Marseille – possédée quant à elle par Margarita Louis-Dreyfus – doit absolument être trouvé avant le 30 juin prochain, sous peine de ne pas pouvoir compter sur l’équipe de la Canebière pour l’exercice 2016-2017 du Championnat de France.

Et pour un des spécialistes de ce genre de dossier interrogé par le quotidien régional de La Provence, la situation est on ne peut plus claire : “Si ce n’est pas signé ? C’est bien simple : la section professionnelle n’a pas de numéro d’affiliation et ne peut donc ps inscrire d’équipe en L1. En contrepartie, l’association n’a plus de subvention d’équilibre en retour de la SASP (Société Anonyme Sportive Professionnelle) et devra se débrouiller sans son budget annuel (5.6 millions d’euros, N.D.L.R)“.

La formation de l’OM en cause

La question es désormais : comment un club de l’importance et de la dimension du Champion d’Europe 1993 a t-il pu en arriver à un tel point d’achoppement ? Pour y répondre, il faut savoir que le club olympien (dans sa partie pro) souhaite entre autres obtenir la gestion complète de son équipe réserve de CFA, mais également de ses U19 et U17, pour la simple raison de pouvoir garder la main mise sur une bonne partie de la formation. À ceci s’oppose donc l’association OM, dirigée par Jean-Pierre Foucault et Robert Nazarétian, qui estime de son côté ne pas avoir à faire ce “cadeau à un quelconque investisseur privé“, avec comme argument celui de ne pas être ainsi “soumis” aux aléas des désirs du futur nouveau propriétaire.

Pour contre-attaquer, le clan de la patronne MLD a remis en question l’efficacité du centre de formation (renommé en hommage après la disparition de son mari) en désignant directement la responsabilité de l’association. En effet, selon une étude menée et une hiérarchie établie par la Fédération Française de Football, ce dernier n’est classé qu’au 23e rang de tout l’Hexagone. Et ce malgré un budget plus qu’important qui en fait l’un des centres de formation les plus riches parmi les clubs français. Un fond de crise interne qui ne prête pas à l’optimise pour le futur proche des “deux” OM, le tout en pleine période de vente. Si un accord n’est pas paraphé avant la fin du mois de juin aura lieu “un vote lors d’une assemblée générale extraordinaire de l’association pour trancher entre les deux conventions.

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