Au terme d’une rencontre riche en buts et en spectacle mercredi soir, le FC Séville a remporté sa troisième Ligue Europa d’affilée aux dépens de Liverpool.

Les saisons passent et se ressemblent pour le FC Séville, qui a réussi l’incroyable exploit de réaliser la passe de trois en Europa League. Cette fois-ci pourtant, les Andalous ont dû attendre le deuxième acte pour renverser le cours d’une partie qui semblait mal engagée. Car dès l’entame du match, ce sont les Reds qui ont pris le jeu à leur avantage, en concrétisant leur domination juste après la demi-heure de jeu grâce à un superbe but inscrit de l’extérieur du pied gauche de Daniel Sturridge (0-1, 35e). S’en sont alors suivies 10 minutes d’un énorme temps fort pour les joueurs de Liverpool, qu’ils n’ont malheureusement pour eux pas su faire fructifier avant la pause, essentiellement par maladresse.

Hélas pour Jürgen Klopp et ses hommes, la roue avait tourné, et Kévin Gameiro profitait de la première frappe cadrée des Sévillans pour recoller au tableau d’affichage au retour des vestiaires (1-1, 46e). À partir de cet instant, le club de la Mersey a complètement perdu ses moyens, et le pressing constant exercé par l’écurie espagnole a ensuite fait sombrer le bateau britannique en six minutes d’intervalle, par deux fois grâce au capitaine Coke (2-1 et 3-1, 64e et 70e). Malgré les encouragements incessants et très bruyants de leurs supporters présents, Liverpool n’a pas vraiment vu le jour lors du second acte, et a laissé filé le double tenant du titre, plus vaillant. Un cinquième sacre européen en 11 ans pour les Espagnols, contre une cinquième défaite de suite en finale pour le technicien allemand, toutes compétitions confondues. Deux records aux goûts bien différents.

Gameiro relance la machine

Si l’homme au brassard des Sevillistas a marqué de son sceau cette nouvelle finale victorieuse, un autre joueur s’est également illustré à la pointe de l’attaque andalouse. Déjà décisif par son ultime tir au but il y a deux ans lors de la séance contre le Benfica Lisbonne, Kévin Gameiro a nettement fait mieux hier soir. Auteur de la seule frappe des siens en première période, sur un magnifique ciseau retourné “papinesque”, l’international tricolore a très vite relancé ses partenaires dès leur retour sur le gazon, parfaitement placé à la réception d’un bon centre de Mariano.

Intenable et épuisant grâce à ses courses et appels incessants, le réserviste des Bleus a même eu plusieurs opportunités d’inscrire un doublé. Mais qu’importe, son huitième but de la compétition a suffi pour remettre ses partenaires sur les rails du succès. En pleine confiance et en pleine possession de ses moyens, l’ancien Parisien aurait presque pu prétendre à mieux au sein de la maison Équipe de France.

Un arbitrage inquiétant avant l’Euro ?

Le succès du Séville FC apparaît certes comme indiscutable au vu de la prestation globale, mais le sort aurait pu être tout autre. Car à la douzième minute, l’arbitre du match Jonas Eriksson a clairement manqué de lucidité en ne pénalisant pas la main dans la surface de Daniel Carriço, qui semblait pourtant intentionnelle. Le défenseur portugais a même fait chuter Roberto Firmino dans la foulée de l’action, après un dribble extérieur réussi par le Brésilien.

Puis à cinq minutes de la pause, après un but -logiquement- refusé à Dejan Lovren, c’est Grzegorz Krychowiak qui a cette fois-ci détournée de la main une passe de Daniel Sturridge, en se baissant de manière plutôt équivoque, toujours dans la zone de vérité. Pas suffisamment pour que l’homme en noir suédois ou l’un de ses assistants n’y voient une action répréhensible. À l’arrivée, ces deux faits de jeu auraient pu complètement changer la physionomie de la partie. Avec une échéance aussi importante à la clef, cela rassure peu à seulement quelques semaines du début de l’Euro.

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