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XGIMI Mira et Mira Pro : ce qui change avec ces vidéoprojecteurs ultra courte focale

Les XGIMI Mira et Mira Pro misent sur un format compact, une projection 4K triple laser et Google TV. Voici les différences annoncées, les usages visés et les points à attendre avant de choisir.

XGIMI Mira et Mira Pro : ce qui change avec ces vidéoprojecteurs ultra courte focale
Blue soft mattress with colorful cushions near window against wall with modern TV in spacious apartment with projector and kitchen. Cette photographie accompagne l’article « XGIMI Mira et Mira Pro : ce qui change avec ces vidéoprojecteurs ultra courte focale ».

XGIMI prépare l’arrivée de deux vidéoprojecteurs à ultra courte focale, les Mira et Mira Pro. Leur proposition est claire : obtenir une grande image dans un salon sans installer un appareil à plusieurs mètres du mur. Les deux références combinent un format annoncé comme compact, une projection Ultra HD, Google TV et des fonctions pensées pour le jeu. Elles se distinguent surtout par leur luminosité annoncée et leur calendrier de commercialisation.

En bref

  • XGIMI annonce deux vidéoprojecteurs à ultra courte focale, les Mira et Mira Pro.
  • Le Mira peut projeter une image de 100 pouces à environ 19 cm du mur grâce à un rapport de projection de 0,175:1.
  • Les deux modèles associent une source triple laser RGB, une définition Ultra HD obtenue par wobulation et Google TV.
  • Le Mira est annoncé à 1 700 euros dès le 15 juillet 2026, tandis que le Mira Pro est prévu à 2 000 euros durant l’été 2026.

Pour le lecteur, le changement se joue d’abord dans l’encombrement. Un vidéoprojecteur à ultra courte focale se place au plus près de la surface de projection, sur un meuble bas par exemple. Cela évite la longue distance habituellement nécessaire entre l’appareil et le mur, tout en conservant une diagonale d’image importante. Cette approche s’inscrit dans les équipements de lifestyle à domicile qui cherchent à rendre un espace de vie plus modulable, sans présumer pour autant qu’un projecteur répondra à tous les usages d’un téléviseur.

Un format compact pour viser les salons peu encombrés

Les Mira mesurent 46,4 × 26,8 cm et pèsent 4,8 kg. Ces dimensions les placent, selon Les Numériques, parmi les modèles à ultra courte focale les plus compacts de leur catégorie. Dans la pratique, cet argument concerne surtout les personnes qui ne souhaitent pas réserver un grand meuble à un équipement de home cinéma.

Le rapport de projection annoncé de 0,175:1 permettrait au Mira d’afficher une image de 100 pouces en étant installé à environ 19 cm du mur. Ce point ne dispense pas de réfléchir à l’installation : il faut conserver une surface de projection suffisamment dégagée, choisir la hauteur du meuble avec soin et anticiper les branchements. En revanche, la proximité du mur réduit la contrainte de placement dans les pièces où le recul manque.

Cette promesse de compacité ne signifie pas qu’il s’agit d’un appareil nomade. Le poids, le format et l’usage prévu renvoient davantage à une installation domestique stable qu’à un projecteur conçu pour être déplacé d’une pièce à l’autre chaque jour. Le bénéfice est plutôt d’intégrer une grande image sans transformer l’espace en salle dédiée.

Close-up of a vintage film strip on a projector, showcasing classic cinema.
Illustration d’une installation de projection à courte distance du mur. Source: Pexels. Attribution: Sami TÜRK. Licence: Pexels License.

4K triple laser et deux niveaux de luminosité annoncés

Les Mira et Mira Pro reposent sur une source lumineuse triple laser RGB. Leur image Ultra HD de 3 840 × 2 160 pixels est obtenue par wobulation à partir d’une source native 1 920 × 1 080p. Il s’agit donc d’une donnée technique importante pour interpréter le terme 4K employé dans leur présentation : la définition affichée est Ultra HD, mais la source native n’est pas en 4K.

La différence principale entre les deux modèles porte sur la luminosité annoncée par XGIMI. Le Mira est donné pour 2 000 lumens ISO, contre 3 000 lumens ISO pour le Mira Pro. Ces valeurs constituent un premier repère pour comparer les références, mais elles ne permettent pas à elles seules de conclure sur le contraste, le rendu HDR ou la qualité effective de l’image selon l’éclairage de la pièce. Des mesures indépendantes seront nécessaires pour établir leurs performances réelles.

Le fabricant annonce aussi une image pouvant aller jusqu’à 120 pouces. Pour un usage cinéma, séries ou retransmissions sportives, cette taille peut modifier la façon d’aménager le salon. Elle impose toutefois de considérer la surface disponible et l’ambiance lumineuse habituelle, plutôt que de se décider sur la seule diagonale maximale annoncée.

Google TV, audio intégré et options pour les jeux vidéo

Les deux vidéoprojecteurs intègrent Google TV, avec un accès direct à Netflix, Prime Video, Disney+ et aux principales plateformes de streaming. L’intérêt est de centraliser les services dans l’appareil, sans prévoir systématiquement un boîtier externe pour accéder à ces applications. Cela ne renseigne cependant pas sur la fluidité quotidienne de l’interface ni sur son évolution, qui devront être évaluées lors des premiers essais.

La partie sonore est confiée à un système Harman Kardon annoncé à 36 W. Cette intégration permet de démarrer une séance sans installer d’emblée un système audio séparé. Elle ne permet pas de déterminer, avant écoute, le niveau de restitution obtenu dans une grande pièce ou les préférences de chacun en matière de basses, de spatialisation et de volume.

The Super Game Boy for the Super Nintendo video game console.  Developed and released by Nintendo as a way to play Game Boy games on your television, the Super Game Boy contains a "Game Boy on a board", only using the Super Nintendo to handle video out and controller input.
Illustration d’un usage domestique orienté jeux vidéo et divertissement. Source: Wikimedia Commons. Attribution: Evan-Amos. Licence: Public domain.

XGIMI annonce également la prise en charge du VRR, de l’ALLM et d’un mode jeu à faible latence. Le VRR vise à adapter le rafraîchissement de l’affichage, tandis que l’ALLM permet à un appareil compatible de basculer automatiquement dans un mode adapté au jeu. Ces fonctions rendent les Mira pertinents à surveiller pour les joueurs équipés d’une console ou d’une autre source compatible. Leur intérêt concret dépendra toutefois des conditions de test et des appareils associés.

La technologie ISA 5.0 doit automatiser la mise au point, la correction trapézoïdale, l’alignement de l’image et l’adaptation à la couleur du mur. Elle répond à une difficulté récurrente de la projection domestique : obtenir rapidement un cadrage propre lorsque le meuble, le mur ou la position de l’appareil ne sont pas parfaitement idéaux. Là encore, la précision de ces corrections devra être vérifiée en situation réelle.

Quel écart entre Mira et Mira Pro ?

Le Mira est annoncé à 1 700 euros et doit être commercialisé à partir du 15 juillet 2026. Le Mira Pro est prévu à 2 000 euros dans le courant de l’été 2026. L’écart annoncé est donc de 300 euros, pour une différence de luminosité de 1 000 lumens ISO sur la fiche technique.

Le choix ne peut pas encore être tranché sur ces seules annonces. Le Mira Pro n’est pas automatiquement le meilleur modèle pour chaque foyer, puisque les performances d’image n’ont pas été établies par des mesures de laboratoire dans les éléments disponibles. Le Mira peut intéresser ceux qui privilégient d’abord le prix d’accès et le même socle de fonctions connectées, audio et gaming. Le Mira Pro s’adresse, sur le papier, à ceux qui considèrent que le niveau de luminosité annoncé justifie le surcoût.

La présentation relayée par Écran Large confirme ce positionnement de gamme, avec deux appareils qui reprennent les principaux attributs attendus d’un vidéoprojecteur de salon moderne. Avant l’arrivée des premiers tests, les informations les plus solides restent donc le format, la distance de projection, les services intégrés, les compatibilités annoncées et les tarifs. Ce sont les critères à mettre en regard de la configuration de sa pièce, bien avant toute promesse de rendu d’image non encore vérifiée.

Photo à la une. Source: Pexels. Attribution: Max Vakhtbovych. Licence: Pexels License.